1918-10-07 - Reims

7 Octobre 1918

 

Le cousin

- Benoit BOUTILLON (Charmoy 71) 20 ans, du 10e R.I., passe au 208e R.I.

 

Les Allemands à 20 kilomètres de Reims

A la suite de la nouvelle avance réalisée dimanche au Nord de Reims, la ligne de bataille passe à près de 20 kilomètres au Nord de Reims.

La grande cité champenoise est jonchée de ruines, mais reste inviolée.

 

 

1918-10-07 - Reims

 

La situation au 1528e jour de la Guerre.

Communiqué Français, lundi 7 octobre, 1 heure matin.

Au Nord de Saint-Quentin, la bataille à continué toute la journée enter Morcourt et Sequehart. Nos troupes ont enlevé Remaucourt, la ferme Tilloy et plusieurs bois organisés en points d’appui. L’ennemi a résisté avec une furieuse énergie sans pouvoir enrayer l’avance de nos troupes qui ont conquis le terrain pied à pied en faisant plusieurs centaines de prisonniers.

Au Nord de Reims, nous avons atteint la Suippe en de nombreux points. Les arrière-gardes allemandes sur la rive Sud ont opposé une grande résistance et ont contre-attaqué à plusieurs reprises. Nos troupes les ont refoulées en leur infligeant des pertes sanglantes. Nous Tenons les lisières Sud d’Aguilcourt et le village de Bertricourt, au Nord de la Suippe. Plus à droite, nous avons forcé le passage de la rivière à l’Est d’Orainville et enlevé le cimetière de Pont-Givart.

Des combats non moins vifs ont eu lieu dans la région de Bazancourt et de Boult-sur-Suippe qui nous ont permis d’arriver aux lisières de ces localités. Nous avons débuché de Béthéniville malgré un feu violent de mitrailleuses et d’artilleries et gagné du terrain ainsi qu’au Nord de Saint-Clément-à-Arnes. Dans cette région, nos troupes, au cours de leur progression, ont supporté sans plier une très forte contre-attaque. Notre artillerie, tirant à vue sur les bataillons ennemis, leur a fait subir de lourdes pertes. L’ennemi a été contraint de se replier en désordre.

Les combats d’aujourd’hui ont complètement achevé la délivrance de Reims, dont la richesse et le passé historique excitaient la convoitise des Allemands. L’ennemi, qui l’a maintes fois attaqué depuis le début de la guerre, et qui, dans sa rage impuissante, l’a incendié, n’a jamais pu le prendre.