10 janvier 1918

 

Les cousins

- Détaché aux usines, le 15 janvier 1915, Émile GUIGNOT ( Le Creusot) de la classe 1914, est remis à la disposition de l’autorité militaire.

- A l’intérieur, Louis VRIET (Asnois) de la classe 1893 soldat au 73e R.I.T., passe au 40e R.I.

 

 

Le rajeunissement des cadres.

Deux nouvelles circulaires de M.Clémenceau.

M.Clémenceau, ministre de la guerre, poursuit le rajeunissement des cadres aux armées, dont la nécessité lui a été démontrée » par plus de trois années de guerre.

Par une première circulaires il a fixé les âges au-delà desquels les commandements actifs ne doivent pas être donnés aux généraux et colonels.

Une deuxième circulaire fixe l’âge pour les lieutenants-colonels ayant dépassé 56 ans, les chefs d’escadron ou de bataillon ayant dépassé 53 ans, les capitaines ayant dépassé 50 ans seront, s’ils exercent le commandement d’une unité combattante, pourvus d’un emploi dans les services de l’arrière des armées ou remis à la disposition du ministre.

Pourront seuls bénéficier d’une exception à cette règle : 1° les lieutenants-colonels que leur commandant d’armée proposera sous sa responsabilité personnelle pour être maintenus au-delà de ces limites : 2° les chefs de bataillon ou d’escadron et les capitaines que leur commandant de corps d’armée proposera dans les mêmes conditions.

Les officiers ainsi relevés de leur commandement, ne devant plus être rappelés à la tête d’une unité combattante, il y aura lieu par application des principes qui se dégagent de la loi du 10 avril 1917, de les proposer pour la mise à la retraite d’office, s’ils ont plus de trente années de services effectifs.

D’autres part à diverses reprises, les commissions parlementaires ont exprimé le désir de réduire au strict minimum le nombre des emplois de généraux à l’intérieur.

Le ministre de la guerre a déjà pris des mesures dans ce sens en supprimant en particulier la plupart des généraux adjoints aux commandants des régions, ainsi que certains postes de l’état-major général de l’armée.